Vos clients sont surtout des particuliers qui règlent au salon. La réforme ne change ni vos prestations, ni votre TVA, ni votre façon d’encaisser : elle encadre le canal de vos factures. Coupe, produits revendus, caisse, prestation pour une entreprise : voici comment ces cas concrets du salon se gèrent. Votre situation d’ensemble est orientée en fin d’article.
Sur cette page
Dois-je faire une facture pour chaque client au salon ?
Non, la réforme ne vous impose pas d’émettre une facture électronique client par client. Vos clients au fauteuil sont des particuliers : ces ventes relèvent de l’e-reporting, c’est-à-dire de la transmission des montants totaux de vos encaissements, pas d’un ticket transmis un par un. Vous ne passez donc pas dans le circuit de la facture électronique pour la coupe ou la couleur d’une cliente venue au salon.
Attention à ne pas confondre deux choses distinctes. L’éventuelle obligation de remettre une note ou un justificatif à votre client reste une règle indépendante, qui ne change pas avec la réforme : elle suit ses propres conditions, que vous vérifiez au besoin auprès des sources officielles. La facturation électronique, elle, agit seulement sur la manière dont les montants remontent à l’administration. Le fonctionnement de cette transmission est décrit dans l’e-reporting expliqué simplement.
Je vends aussi des produits (soins, shampoings) : ça change quoi ?
Rien de particulier. Vendre un shampoing, un soin ou un accessoire à une cliente du salon, c’est une vente de biens à un particulier. Comme vos prestations de coiffure, ces ventes relèvent du même volet : l’e-reporting des montants. Que vous facturiez une prestation ou un produit ne change pas le circuit, du moment que l’acheteur est un particulier.
Concrètement, vous n’avez pas à distinguer un canal pour la coupe et un autre pour le flacon revendu : les deux entrent dans les mêmes totaux transmis. La réforme ne modifie pas non plus la TVA de ces ventes ni vos marges : elle porte uniquement sur le mode de transmission. Le seul cas qui change de volet, c’est la vente à un client professionnel — traitée plus bas.
Ma caisse enregistreuse gère-t-elle l’e-reporting ?
Pas forcément, et c’est le point à vérifier. Un logiciel de caisse enregistre vos encaissements ; il n’est pas nécessairement raccordé à une plateforme capable de transmettre les montants dans le cadre de l’e-reporting. Les deux fonctions peuvent coexister dans un même outil, mais ce n’est pas automatique : renseignez-vous auprès de votre éditeur pour savoir si votre caisse assure la transmission, ou s’il faut l’associer à un outil qui le fait.
Ne mélangez pas deux obligations différentes. L’éventuelle obligation d’utiliser un logiciel de caisse conforme est un sujet fiscal distinct, qui existe indépendamment et ne change pas avec la réforme de la facture électronique. Vérifiez chaque exigence pour elle-même auprès des sources officielles. Pour choisir un outil qui couvre à la fois vos besoins de salon et le nouveau format, voir Choisir une solution.
Une prestation pour une entreprise ou un événement : quel circuit ?
Là, le circuit change. Dès lors que votre client est une entreprise française — coiffure pour un shooting, prestation facturée à une société d’événementiel, à un salon partenaire — votre facture relève de la facture électronique et passe par une plateforme à partir de septembre 2027. C’est le statut de votre client, pas la nature du service, qui détermine le volet.
Le cas d’une mariée illustre la nuance : si vous facturez directement la particulière, vous restez dans l’e-reporting ; si c’est une agence ou une entreprise qui règle la prestation, la facture devient électronique et lui est adressée. Vérifiez donc toujours qui paie réellement. La distinction complète entre les deux volets figure dans Qui est concerné ?.
Selon mes clients, où vérifier ma situation ?
Au-delà des cas propres au salon, vos obligations d’ensemble dépendent du type de clientèle. Plutôt que de les répéter ici, nos pages dédiées les traitent en détail :
- Vous recevez surtout des particuliers au salon ? Voir Je travaille uniquement avec des particuliers.
- Vous faites aussi des prestations facturées à des entreprises ? Voir Je travaille avec les deux.
- Vous ne facturez que des professionnels ? Voir Je travaille uniquement avec des entreprises.
- Vous êtes en franchise en base de TVA ? Voir Je suis en franchise de TVA.
Ces quatre pages couvrent les dates, les volets de la réforme et les cas particuliers ; la présente page reste centrée sur les situations concrètes du métier de coiffeur.
Questions fréquentes
Mes encaissements en espèces sont-ils concernés ?
Oui, comme tout encaissement. Le moyen de paiement — espèces, carte, chèque — ne change rien : ce sont les montants de vos ventes aux particuliers qui entrent dans l’e-reporting, quelle que soit la façon dont le client règle au salon.
Dois-je transmettre les pourboires laissés par mes clients ?
Un pourboire n’est pas la contrepartie d’une vente : ce n’est pas un montant facturé pour une prestation. Il ne constitue donc pas une opération à transmettre au titre de l’e-reporting. Seules vos ventes de coupes, soins et produits sont concernées.
Comment gérer une carte cadeau ou un bon prépayé ?
Une carte cadeau ou un bon payé d’avance correspond à un encaissement anticipé, proche d’un acompte. La règle « facture due au paiement encaissé » ne change pas avec la réforme. Selon votre client, le montant suit l’e-reporting ou, s’il s’agit d’un professionnel, la facture électronique.
Et un forfait ou un abonnement coupe payé au mois ?
Un forfait récurrent se traite comme des ventes répétées : chaque échéance encaissée entre dans vos montants. Pour un particulier, ces sommes relèvent de l’e-reporting, sans règle spécifique liée au caractère récurrent de l’abonnement.
Mon logiciel de caisse actuel suffit-il pour la réforme ?
Cela dépend s’il est raccordé pour transmettre les montants et, le cas échéant, émettre des factures électroniques vers vos clients professionnels. Une caisse n’assure pas forcément ces fonctions. Vérifiez auprès de votre éditeur, ou comparez dans Choisir une solution.
Comment gérer un avoir ou un remboursement client ?
Un avoir est une facture rectificative : il suit le même circuit que la vente initiale, e-reporting pour un particulier ou facture électronique pour un professionnel. Un remboursement diminue le montant de la vente concernée, sans démarche nouvelle propre à la réforme.
Information générale à jour des textes en vigueur à la date indiquée — susceptible d’ajustements réglementaires. En cas de doute sur votre situation précise, seules les sources officielles (impots.gouv.fr, legifrance.gouv.fr) font foi.
Sources officielles : impots.gouv.fr · economie.gouv.fr · legifrance.gouv.fr